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★ Mis à jour le 6 mai 2026 · barème 2026

Simulateur de rendement en crowdfunding immobilier

Combien rapporte vraiment un projet de crowdfunding immobilier ? Saisissez le ticket, le taux affiché et la durée : nous calculons les intérêts bruts, retenons le régime fiscal le plus favorable (PFU 30 % ou option barème + 17,2 % PS) et affichons le rendement annualisé ajusté de la probabilité de défaut.

3 min + 10k ce mois 100 % anonyme ★ 4,8 / 5

Le crowdfunding immobilier propose au particulier un placement obligataire sur des projets de promotion ou de marchand de biens, via une plateforme PSFP agréée AMF. Le rendement brut affiché s'établit autour de 9,2 % par an en 2026, sur des durées de 12 à 36 mois (moyenne 22 mois). Le revenu est traité comme un revenu de capitaux mobiliers (RCM) soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), avec option globale au barème IR si la TMI reste à 11 % ou moins.

Bon à savoir : le taux de défaut sectoriel est passé d'environ 2-3 % avant 2023 à environ 6 % en 2024-2025 sous l'effet de la crise immobilière. Provisionner 5 à 7 % de probabilité de défaut par projet et diversifier sur 10 dossiers minimum reste la règle prudentielle de référence.
01Votre projet et son rendement
02Votre fiscalité
Régime d'imposition
Par défaut, nous retenons le mode le plus avantageux entre PFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) et option barème IR + 17,2 % PS.
03Risque et diversification

Liquidité nulle : votre capital est immobilisé jusqu'à l'échéance. Pas de marché secondaire actif. En cas de défaut, l'AMF rappelle que la perte peut atteindre 100 % du capital. Voir aussi notre simulateur SCPI pour un placement immobilier liquide à la cession.

Comment se calcule le rendement net d'un placement crowdfunding immobilier ?

Le calcul s'opère en trois étapes. Les intérêts bruts se calculent par intérêts simples : montant × taux annuel × durée en années. Pour 1 000 € placés à 9 % sur 24 mois, cela donne 180 € d'intérêts bruts. La fiscalité RCM retient ensuite le mode le plus favorable : PFU à 30 % (54 € dans notre exemple, soit 126 € nets), ou option globale au barème IR + 17,2 % de prélèvements sociaux. À TMI 0 % ou 11 %, l'option barème reste plus douce ; au-delà, le PFU est mécaniquement avantageux. Reste l'espérance ajustée du risque : (1 - probabilité de défaut) × intérêts nets - probabilité de défaut × capital. À 5 % de défaut, le placement à 9 % brut sur 2 ans rapporte en moyenne 16,5 € d'espérance contre 126 € en absence totale de défaut.

Le rendement net annualisé linéarise les intérêts nets sur la durée du projet, hors composition. Il sert de base de comparaison avec d'autres placements (SCPI, obligations corporate, fonds euros). Mais il faut le confronter à l'espérance ajustée du risque qui, elle, intègre la possibilité d'une perte totale du capital. La diversification sur N projets indépendants de probabilité p ramène la probabilité que tous fassent défaut à p^N, ce qui réduit fortement la variance sans modifier l'espérance. Sur 10 projets à 5 % de défaut, la probabilité que tous survivent atteint environ 60 % et celle de tout perdre devient quasi nulle (10^-13).

Formule de calcul utilisée :

ROInet=m×r×dimpoˆts(m×r×d)m×d\text{ROI}_{\text{net}} = \dfrac{m \times r \times d - \text{impôts}(m \times r \times d)}{m \times d}

  • m : montant investi (€)
  • r : taux annuel brut affiché par la plateforme
  • d : durée du projet en années
  • impôts = min(PFU 30 %, TMI + 17,2 % PS), choix automatique du plus favorable
  • Espérance ajustée : (1 - p) × intérêts nets - p × m, p = probabilité de défaut

Éléments pris en compte dans le calcul

Le simulateur reproduit la chaîne de décision d'un investisseur particulier sur une plateforme PSFP-AMF :

  • Montant investi et taux annuel brut affichés par le projet.
  • Durée du projet (12 à 36 mois typiquement, moyenne 22 mois).
  • Régime fiscal : PFU 30 %, option barème IR + 17,2 % PS, ou choix automatique du plus favorable.
  • Tranche marginale d'imposition de l'investisseur (0, 11, 30, 41 ou 45 %).
  • Probabilité de défaut estimée du projet (provisionner 5 à 7 % en 2026).
  • Diversification sur N projets indépendants : effet sur la probabilité que tous survivent.
Points de vigilance :
  • Capital non garanti : la perte peut atteindre 100 % en cas de défaut du promoteur. Le simulateur retient un recovery 0 %, hypothèse conservatrice mais réaliste pour un obligataire de rang junior.
  • Liquidité nulle : capital immobilisé jusqu'à l'échéance. Pas de marché secondaire actif.
  • Retards fréquents : la durée effective dépasse souvent l'annonce de 6 mois. Le rendement annualisé réel s'en trouve réduit d'autant.
  • Plateforme PSFP-AMF : vérifier l'agrément dans le registre Regafi avant tout investissement. Les plateformes non agréées sont à proscrire.

Questions fréquentes

Quel est le rendement moyen du crowdfunding immobilier en 2026 ?+

Le rendement brut annuel affiché par les plateformes oscille entre 8 et 12 % en 2026, avec une moyenne secteur autour de 9,2 %. Après PFU 30 %, le rendement net descend à environ 6,4 % par an pour un placement non défaillant, soit 6 % à 8 % nets selon le projet et la TMI. La crise immobilière 2023-2024 a fortement réduit le nombre de projets disponibles et alourdi le risque, sans pour autant faire baisser les taux affichés. Comparé aux fonds euros (3 à 4 %) ou aux SCPI (4 à 6 %), le crowdfunding offre une prime de risque de 4 à 6 points pour rémunérer la perte potentielle du capital.

Quelle fiscalité s'applique aux intérêts de crowdfunding immobilier ?+

Les intérêts sont qualifiés de revenus de capitaux mobiliers (RCM) et soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % par défaut, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. La plateforme prélève le PFU à la source : vous touchez directement le net. Vous pouvez opter pour l'imposition au barème de l'IR (case 2OP de la déclaration), choix global et irrévocable sur tous vos RCM de l'année. Cette option n'est avantageuse que si votre TMI est inférieure ou égale à 11 %. Au-delà, le PFU reste mécaniquement plus favorable.

Quel est le taux de défaut moyen et comment l'estimer ?+

Avant 2023, le taux de défaut sectoriel s'établissait à 2 à 3 % par projet (source : observatoire FPF, baromètre HelloCrowdfunding). Depuis la crise immobilière de 2023-2024, il a doublé pour atteindre environ 6 % en 2024-2025, avec une concentration sur les projets de promotion neuve. Pour estimer le taux d'un projet précis, examinez l'expérience du promoteur, le ratio de fonds propres, la commercialisation déjà engagée (taux de pré-vente), la localisation et la qualité du dossier juridique. Provisionner 5 à 7 % par projet est une approche prudente raisonnable en 2026.

Faut-il diversifier et sur combien de projets ?+

La diversification est l'arme principale contre le risque idiosyncratique d'un promoteur défaillant. Sur 10 projets indépendants à 5 % de probabilité de défaut, la probabilité que tous survivent vaut 0,95^10, soit environ 60 %. Sur 20 projets, elle descend à 36 % mais la variance des résultats devient très resserrée autour de l'espérance. La règle pratique consiste à ne jamais mettre plus de 5 à 10 % de son patrimoine financier global dans le crowdfunding immobilier et à répartir ce budget sur au moins 10 projets de plateformes différentes. Cette stratégie ne change pas l'espérance mathématique, mais réduit fortement la dispersion des résultats réels.

Comment fonctionne le remboursement du capital et des intérêts ?+

Trois modes coexistent selon le projet. Le mode in fine (le plus fréquent en promotion) verse les intérêts et le capital ensemble à l'échéance, après vente des biens. Le mode coupons annuels verse les intérêts chaque année et le capital à l'échéance, structure plus visible pour la trésorerie. Le mode coupons mensuels distribue les intérêts mensuellement et reste rare. Dans tous les cas, la plateforme prélève le PFU 30 % à chaque versement d'intérêts. Le capital remboursé en fin de projet n'est pas fiscalisé puisqu'il s'agit du capital initial. La durée annoncée s'étire fréquemment de 6 mois en pratique, ce qui réduit le rendement annualisé réel.

Quels sont les autres risques au-delà du défaut ?+

Trois risques s'ajoutent au défaut total. Le retard de remboursement (très fréquent, 6 mois en moyenne) réduit le rendement annualisé sans entraîner de perte définitive. La perte partielle correspond à un défaut partiel après procédure : le promoteur rembourse une fraction du capital après réalisation des actifs (rang junior obligataire). La rupture de la plateforme PSFP est exceptionnelle mais théoriquement possible : la garantie des dépôts ne couvre pas ces placements. Enfin, l'illiquidité reste totale : impossible de récupérer son capital avant l'échéance, même en cas de besoin urgent. Ces risques justifient la prime de rendement de 4 à 6 points par rapport à un placement liquide et garanti.

Le crowdfunding immobilier rentre-t-il dans l'IFI ?+

Cela dépend de la nature du placement. Les obligations émises par une société de promotion (la majorité des projets) ne sont pas concernées par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) : l'IFI ne porte que sur l'immobilier détenu directement ou via des sociétés majoritairement immobilières. Les actions ou parts dans une société à prépondérance immobilière (SCI, SCPI) entrent en revanche dans l'assiette IFI. Vérifiez systématiquement la structure juridique du projet sur la documentation contractuelle (DIRS, prospectus). Pour estimer votre IFI global, voir notre simulateur IFI.