Comment lire votre simulation PER ?
Le chiffre principal est l'économie d'impôt réalisée cette année grâce à votre versement, qui se déduit de votre revenu imposable. À côté s'affichent votre effort d'épargne réel, votre plafond de déduction et le capital projeté à la retraite. Plus votre taux marginal est élevé, plus l'économie est forte.
$$\text{Économie d'impôt = versement déductible × TMI}$$
Plafond = max(10 % du PASS, min(10 % des revenus, 10 % de 8 PASS)). Effort réel = versement - économie.
L'économie d'impôt, principal atout du PER
Chaque euro versé sur un PER se déduit de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond. L'économie vaut le versement multiplié par votre taux marginal d'imposition.
Un exemple chiffré
À une TMI de 30 %, un versement de 3 000 € réduit votre impôt de 900 €. Votre effort réel n'est donc que de 2 100 €. À 41 % de TMI, l'économie monte à 1 230 € ; à 45 %, le versement ne vous coûte réellement que 55 % de son montant.
Votre plafond de déduction
Le montant déductible est plafonné. Pour les versements 2026, il vaut le plus élevé entre 10 % de vos revenus 2025 (dans la limite de 8 PASS) et 10 % du PASS, soit entre 4 710 € et 37 680 €. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes s'y ajoutent, et un couple marié ou pacsé peut mutualiser les deux plafonds.
La fiscalité à la sortie et points de vigilance
L'avantage à l'entrée se paie en partie à la sortie. En capital, la part correspondant aux versements est imposée au barème de l'impôt et les plus-values au prélèvement forfaitaire de 30 %. En rente, l'imposition suit celle d'une pension.
- Le PER est gagnant si votre taux marginal baisse à la retraite par rapport à aujourd'hui.
- À une TMI de 0 %, la déduction n'a aucun intérêt : optez plutôt pour des versements non déduits.
- L'épargne est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, accidents de la vie).
- Comparez avec l'assurance-vie, plus souple, avant de choisir.
Questions fréquentes
Comment est calculée l'économie d'impôt d'un versement PER ?+
L'économie correspond au montant déductible multiplié par votre taux marginal d'imposition. Un versement de 3 000 € à une TMI de 30 % réduit votre impôt de 900 € ; votre effort réel n'est alors que de 2 100 €. Plus votre taux marginal est élevé, plus l'avantage est fort : à 45 %, le versement ne coûte réellement que 55 % de son montant.
Quel est le plafond de déduction du PER en 2026 ?+
Pour les versements 2026, le plafond est le plus élevé entre 10 % de vos revenus professionnels 2025 (retenus dans la limite de 8 PASS) et 10 % du PASS. Avec un PASS 2025 de 47 100 €, cela donne un plancher de 4 710 € et un plafond maximal de 37 680 €. Ce montant est individuel et s'apprécie au niveau du foyer.
Le plafond non utilisé est-il reportable ?+
Oui. Les plafonds épargne retraite non utilisés des trois années précédentes s'ajoutent à celui de l'année en cours, des plus anciens aux plus récents. Un versement ponctuel important peut ainsi être entièrement déduit. Les couples mariés ou pacsés peuvent en outre mutualiser leurs deux plafonds, sur demande dans la déclaration.
Quelle fiscalité à la sortie du PER ?+
Pour des versements déduits à l'entrée, une sortie en capital soumet la part des versements au barème de l'impôt sur le revenu et les plus-values au prélèvement forfaitaire de 30 %. Une sortie en rente est imposée comme une pension. L'avantage fiscal global dépend donc de l'écart entre votre taux marginal aujourd'hui et à la retraite.
Faut-il déduire ses versements si on est peu imposé ?+
Pas forcément. À une TMI de 0 %, la déduction n'apporte aucune économie et vous seriez imposé à la sortie sans avoir gagné à l'entrée : mieux vaut alors choisir l'option des versements non déduits, qui rend le capital exonéré à la sortie. À partir de 30 % de TMI, la déduction devient nettement avantageuse.
L'argent du PER est-il bloqué ?+
Oui, en principe jusqu'à la retraite. Il existe toutefois des cas de déblocage anticipé : l'achat de la résidence principale, ainsi que les accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, cessation d'activité non salariée). En dehors de ces cas, l'épargne reste indisponible.