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★ Mis à jour le 12 mai 2026 · barème 2026

Simulateur Retraite progressive

Retraite progressive : Simulez le revenu cumulé pension partielle + activité partielle en retraite progressive. Simulation gratuite, mise à jour pour 2026, sans inscription.

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Calculez le revenu total mensuel d'une phase de retraite progressive en cumulant salaire partiel et pension fractionnée, puis projetez la pension finale recalculée à la liquidation totale. Le simulateur intègre les conditions d'accès LFRSS 2023 (âge légal − 2 ans, 150 trimestres validés tous régimes, quotité 40 à 80 %), le calcul de la décote éventuelle et l'acquisition des trimestres supplémentaires pendant la phase. Indispensable pour arbitrer entre temps plein, retraite progressive et liquidation totale.

01Votre carrière
02Projet d'activité partielle
03Comparer & projeter

AGIRC-ARRCO et régimes spéciaux ? Le calcul présenté ne couvre que la pension de base du régime général. Pour la pension complémentaire (AGIRC-ARRCO) et les régimes spéciaux (SNCF, RATP, etc.), rapprochez-vous de votre caisse ou simulez sur info-retraite.fr.

Pour la suite : le cumul emploi-retraite (après liquidation) suit un régime distinct et permet souvent de reprendre une activité à plein temps avec pension intégrale, à partir de 64-67 ans selon générations.

Lire le résultat du simulateur

Le chiffre principal correspond au revenu total mensuel pendant la phase progressive, somme du salaire partiel et de la pension fractionnée. Trois sous-indicateurs précisent la lecture : le salaire partiel (issu de l'activité réduite au prorata de la quotité), la pension progressive (versée à hauteur de la fraction non travaillée), et la pension finale projetée après la phase (intégrant les trimestres et points acquis pendant la période). Le rapprochement avec le salaire à temps plein actuel permet de quantifier la baisse de revenu acceptée pour gagner en temps libre.

La popup « Résultat détaillé » donne la décomposition ligne à ligne, un comparatif des quotités possibles (40, 60, 80 %) à composition identique et le récapitulatif des trois conditions d'accès cumulatives. Le comparatif quotités matérialise un point souvent contre-intuitif : à 40 % de temps de travail, le revenu total reste proche du temps plein car la pension complète à 60 % la perte de salaire. À 80 %, la baisse est plus marquée alors même que l'effort de travail est élevé.

Comment calculer une retraite progressive en 2026

Le calcul de la retraite progressive 2026 demande trois conditions cumulatives : âge légal moins 2 ans (62 ans pour la génération 1968 et suivantes), 150 trimestres validés tous régimes, et quotité de travail entre 40 % et 80 %. La pension est alors versée à hauteur de la fraction non travaillée (1 − quotité). Notre simulateur Retraite progressive applique aussi la décote de 0,625 % par trimestre manquant et plafonne à 20 trimestres de décote maximum.

Exemple chiffré : pour un salarié né en 1965 avec 165 trimestres validés, un SAM de 32 000 € et un salaire annuel de 38 000 € en passant à 60 % de quotité sur 4 ans, le calcul donne un salaire partiel de 1 900 €/mois + une pension progressive de 467 €/mois, soit 2 367 € de revenu total. À la liquidation totale, les 16 trimestres acquis pendant la phase font passer la pension finale à 1 333 €/mois (taux plein retrouvé).

Formule de calcul utilisée :

Rtotal=Sq+Pplein(1q)   avec   Pplein=SAMτmin(1,Tv/Tr)R_{total} = S \cdot q + P_{plein} \cdot (1 - q) \;\text{ avec }\; P_{plein} = SAM \cdot \tau \cdot \min(1,\, T_v / T_r)

  • R_total : revenu total annuel pendant la phase progressive
  • S : salaire annuel brut à temps plein
  • q : quotité de temps de travail (40 % à 80 %)
  • P_plein : pension à taux plein du moment
  • SAM : salaire annuel moyen (25 meilleures années revalorisées)
  • τ : taux de liquidation (50 % maximum, après décote éventuelle)
  • T_v / T_r : trimestres validés / trimestres requis pour la génération

L'élargissement LFRSS 2023 a tout changé

Avant avril 2023, la retraite progressive concernait essentiellement les salariés du privé. La LFRSS du 14 avril 2023 l'a ouverte aux fonctionnaires de l'État, aux fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, ainsi qu'aux indépendants. Elle a également repoussé l'âge d'accès à l'âge légal − 2 ans, ce qui place le point d'entrée à 62 ans pour la génération 1968 et suivantes (âge légal 64 ans). Une fenêtre stratégique pour aménager les dernières années de carrière sans renoncer à la pension finale au taux plein.

Trimestres acquis pendant la phase : un gain souvent décisif

Pendant la retraite progressive, l'assuré continue de cotiser sur son salaire partiel et valide des trimestres au régime général (1 trimestre pour 150 × SMIC horaire de revenu, plafonné à 4 trimestres par an). Il acquiert également des points AGIRC-ARRCO. Sur 4 ans à 60 % de quotité, ce sont en moyenne 16 trimestres supplémentaires, ce qui peut combler une carrière courte et faire passer la pension finale d'un taux décoté (47,5 % par exemple) au taux plein de 50 %, soit + 5 % définitif sur la pension à vie.

Points d'attention :
  • Le calcul ne couvre que la pension de base du régime général ; pour la pension complémentaire AGIRC-ARRCO (qui représente souvent 30 à 50 % du total cadre), simulez sur info-retraite.fr ou auprès de votre caisse.
  • L'employeur dispose de 2 mois pour répondre à une demande de temps partiel : un refus motivé par l'organisation reste possible.
  • La retraite progressive interdit toute activité indépendante secondaire pendant la phase, sauf déclaration spécifique à la caisse.
  • Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF) appliquent leurs propres règles, non couvertes ici.

Questions fréquentes

À partir de quand peut-on demander la retraite progressive ?+

Depuis la LFRSS du 14 avril 2023, l'accès est possible 2 ans avant l'âge légal applicable à votre génération, sous condition d'avoir validé au moins 150 trimestres tous régimes confondus. Pour la génération 1968 et suivantes (âge légal 64 ans), l'entrée est donc possible dès 62 ans. Pour les générations antérieures, l'âge varie : 60 ans pour les nés avant 1961, puis progression entre 60 ans 3 mois et 62 ans selon le trimestre de naissance.

Quelle quotité de temps partiel choisir ?+

La loi autorise une quotité entre 40 % et 80 % du temps plein. La quotité 60 % est la plus fréquente car elle équilibre revenus et temps libre : salaire à 60 %, pension complémentaire à 40 %, ce qui maintient typiquement 80 à 90 % du revenu plein selon les profils. À 40 %, le revenu total reste proche du plein grâce à une pension fractionnée plus importante. À 80 %, l'écart au temps plein est marqué malgré un effort de travail élevé.

La pension de retraite progressive est-elle définitive ?+

Non, c'est un calcul provisoire basé sur les droits acquis au moment de l'entrée en retraite progressive. À la liquidation totale, la pension est recalculée en intégrant les trimestres et points acquis pendant la phase progressive. Cette consolidation peut faire passer une pension décotée au taux plein si vous avez complété votre durée d'assurance pendant la période, gain définitif jusqu'au décès.

Peut-on cumuler retraite progressive et AGIRC-ARRCO ?+

Oui, la pension complémentaire AGIRC-ARRCO suit le même principe : versement fractionné à hauteur de (1 − quotité) pendant la phase progressive, recalcul intégral à la liquidation totale avec les points supplémentaires acquis. Pour un cadre salarié, l'AGIRC-ARRCO peut représenter 40 à 50 % de la pension totale ; ce simulateur ne couvre que la pension de base, à compléter par une simulation officielle sur info-retraite.fr.

L'employeur peut-il refuser la retraite progressive ?+

L'employeur peut refuser le passage à temps partiel uniquement pour des raisons objectives liées à l'organisation, qu'il doit motiver par écrit dans un délai de 2 mois après réception de la demande. Sans réponse, le passage est réputé accepté. Un refus peut être contesté devant le conseil de prud'hommes. Pour les fonctionnaires, le temps partiel reste de droit dans la plupart des cas, soumis aux nécessités de service.

La retraite progressive impacte-t-elle le calcul du SAM ?+

Oui, légèrement défavorablement. Les années à temps partiel pendant la phase progressive sont prises en compte dans le calcul du SAM (salaire annuel moyen) sur les 25 meilleures années si elles font partie de ces meilleures années. Si votre carrière a inclus plusieurs années plus rémunératrices, ces dernières resteront prioritaires dans le calcul et la phase progressive n'altère pas le SAM final. Sur les carrières linéaires, la dilution est inférieure à 2 à 3 % de pension.

Quelle différence avec le cumul emploi-retraite ?+

La retraite progressive intervient avant la liquidation définitive : activité partielle + pension partielle simultanées, avant l'âge légal. Le cumul emploi-retraite, lui, suit la liquidation définitive : la pension est versée à taux plein et l'assuré peut reprendre une activité (même à temps plein) sous conditions. Le cumul emploi-retraite permet de cotiser à nouveau et d'acquérir une seconde pension (depuis 2023), tandis que la retraite progressive consolide simplement la pension initiale.