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Le chiffre principal affiché par le simulateur correspond à vos frais kilométriques déductibles sur l'année, au régime des frais réels. Ce montant remplace l'abattement forfaitaire de 10 % si vous optez pour les frais réels. À côté, le coût au kilomètre traduit le tarif moyen du barème, et l'économie d'impôt indique le gain probable : elle se calcule en multipliant le montant déductible par votre taux marginal d'imposition (TMI). Pour un foyer à 30 % de TMI, 5 679 € de frais représentent environ 1 704 € d'impôt en moins.
La tranche appliquée dépend de votre distance annuelle : le simulateur retient automatiquement la tranche jusqu'à 5 000 km, celle de 5 001 à 20 000 km ou celle au-delà de 20 000 km. Si vous roulez en électrique, le montant intègre la majoration de 20 % du barème kilométrique : le résultat est plus élevé qu'avec un véhicule thermique de puissance identique.
Comment calculer ses frais kilométriques avec le barème 2026 ?
Le calcul des frais kilométriques repose sur deux données : la puissance fiscale du véhicule (case P.6 de la carte grise) et la distance annuelle parcourue à titre professionnel. Le barème kilométrique 2026 distingue trois tranches, avec un tarif au kilomètre dégressif et un montant forfaitaire ajouté sur la tranche intermédiaire. Pour calculer ses indemnités kilométriques, on identifie sa puissance fiscale, on relève ses kilomètres professionnels, puis on applique la formule de la bonne tranche.
Exemple officiel : un salarié parcourt 12 000 km avec une voiture de 5 CV. La distance étant dans la tranche intermédiaire, le calcul donne (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 € déductibles. Avec une voiture électrique de même puissance, le barème applique la majoration de 20 % : 5 679 € × 1,20 = 6 815 € environ. La puissance étant plafonnée à 7 CV, un véhicule plus puissant reste calculé au tarif 7 CV. Pour comparer avec votre prix de revient réel, notre simulateur de coût kilométrique détaille le coût complet au km.
- F : frais kilométriques déductibles (€)
- d : distance professionnelle annuelle (km)
- a, b, e : coefficients par km selon la puissance fiscale
- c : montant fixe de la tranche intermédiaire
- Véhicule électrique : F est majoré de 20 % (× 1,20)
Barème kilométrique ou abattement de 10 % : que choisir ?
L'administration applique par défaut un abattement forfaitaire de 10 % sur vos salaires. Le barème kilométrique relève des frais réels, qui remplacent intégralement ce forfait : choisir les frais réels, c'est renoncer à l'abattement de 10 %. Le barème n'est donc avantageux que si l'ensemble de vos frais réels (kilomètres, repas, péages, parking) dépasse l'abattement automatique. Pour un trajet domicile-travail court, le forfait de 10 % reste souvent gagnant ; si vous roulez beaucoup, le calcul des frais kilométriques fait la différence. Comparez les deux avant de cocher l'option.
Le cas des véhicules électriques (+20 %)
Pour encourager la mobilité propre, les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème kilométrique. Sur l'exemple précédent, les 5 679 € deviennent environ 6 815 €. La majoration s'applique automatiquement dès que vous sélectionnez la motorisation électrique, et ne concerne que les véhicules entièrement électriques (les hybrides classiques en sont exclus). Le supplément est affiché à part dans le détail du résultat.
Quelle puissance fiscale (CV) retenir et le plafond 7 CV
La puissance fiscale figure sur votre carte grise, à la case P.6, en chevaux fiscaux (CV) : c'est elle qui détermine le tarif au kilomètre. Point important : la puissance retenue par le barème kilométrique est plafonnée à 7 CV. Si votre véhicule affiche 9 ou 11 CV, le calcul utilise tout de même le tarif de la tranche « 7 CV et plus », pour éviter une déduction disproportionnée.
Trajet domicile-travail : la règle des 40 km
Les kilomètres entre votre domicile et votre travail sont déductibles dans la limite de 40 km aller (80 km aller-retour par jour travaillé). Au-delà, la part excédentaire n'est admise que si vous justifiez votre éloignement par des circonstances particulières (emploi du conjoint, scolarité des enfants, santé, marché du travail local). Sans justification, renseignez le simulateur sur la base de 40 km aller maximum.
- Ne déclarez que des kilomètres réellement parcourus à titre professionnel : conservez agenda, factures de carburant et justificatifs, l'administration peut les demander.
- La puissance fiscale est plafonnée à 7 CV : au-delà, le calcul utilise le tarif 7 CV et plus.
- L'option frais réels est globale : elle remplace l'abattement de 10 % pour tous vos frais, pas seulement les kilomètres.
- Le trajet domicile-travail n'est déductible que jusqu'à 40 km aller (80 km aller-retour), sauf circonstances justifiées.
- Le véhicule doit vous appartenir ou être à votre charge ; un usage strictement personnel n'ouvre aucun droit.
Questions fréquentes
Le barème kilométrique a-t-il changé en 2026 ?+
Non, le barème kilométrique 2026 est inchangé. Il reprend à l'identique les tarifs de l'arrêté du 27 mars 2023, déjà appliqués en 2024 et 2025, sans aucune revalorisation. Vous déclarez vos kilomètres 2025 sur la base de ces mêmes montants. Le simulateur intègre directement ce barème officiel pour la voiture, la moto et le cyclomoteur, avec la majoration électrique.
Comment déclarer ses frais kilométriques aux impôts ?+
Pour déduire vos frais kilométriques, vous devez opter pour le régime des frais réels dans votre déclaration de revenus (cases 1AK et suivantes). Reportez le montant total de vos frais réels, kilomètres compris, à la place de l'abattement de 10 % appliqué par défaut. Calculez d'abord le montant avec le simulateur, puis détaillez le calcul des frais kilométriques dans une note jointe à votre déclaration.
Existe-t-il un barème pour le vélo ?+
Le barème kilométrique forfaitaire ne couvre pas le vélo personnel. En revanche, l'employeur peut verser une indemnité kilométrique vélo (IKV) ou un forfait mobilités durables pour les trajets domicile-travail à vélo, dans une limite annuelle exonérée. Cette aide relève de l'employeur et non de la déclaration de frais réels : ce simulateur de barème kilométrique concerne la voiture, la moto et le cyclomoteur.
Le barème s'applique-t-il aux motos et cyclomoteurs ?+
Oui, le barème kilométrique prévoit des tarifs spécifiques pour les deux-roues. La moto de plus de 50 cm³ dispose de trois niveaux de puissance (1 ou 2 CV, 3 à 5 CV, plus de 5 CV) avec des tranches à 3 000 et 6 000 km. Le cyclomoteur de moins de 50 cm³ a son propre tarif. Sélectionnez le type de véhicule dans le simulateur pour appliquer le bon barème automatiquement.
Quelle majoration pour un véhicule électrique ?+
Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème kilométrique, pour encourager la mobilité propre. Sur un calcul donnant 5 679 € en thermique, le montant passe à environ 6 815 € en électrique. Le simulateur applique cette majoration automatiquement dès que vous cochez la motorisation électrique. Les véhicules hybrides classiques ne bénéficient pas de cette majoration.
Pourquoi la puissance est-elle plafonnée à 7 CV ?+
Le barème kilométrique plafonne la puissance fiscale retenue à 7 CV afin d'éviter qu'un véhicule très puissant génère une déduction disproportionnée. Si votre carte grise indique 8, 10 ou 13 CV à la case P.6, le calcul des frais kilométriques utilise quand même le tarif de la tranche 7 CV et plus. Le simulateur applique ce plafond automatiquement, quel que soit le nombre de chevaux saisi.
Puis-je déduire un trajet domicile-travail de plus de 40 km ?+
Le trajet domicile-travail est déductible jusqu'à 40 km aller, soit 80 km aller-retour par jour travaillé. Au-delà, la part excédentaire n'est admise que si vous justifiez votre éloignement par des circonstances particulières : emploi du conjoint, scolarité des enfants, état de santé ou contraintes du marché du travail local. Sans justification, limitez votre distance à 40 km aller pour rester conforme.
Faut-il des justificatifs pour utiliser le barème ?+
Oui. Même si le barème kilométrique est forfaitaire, vous devez pouvoir justifier la réalité et le caractère professionnel de vos déplacements. Conservez votre carte grise, un agenda ou un relevé des trajets, ainsi que les factures de carburant, péages et entretien. L'administration peut vous les réclamer en cas de contrôle des frais réels. Le calcul des frais kilométriques ne dispense pas de tenir ces preuves à jour.