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Le chiffre principal est le net supplémentaire que vos heures sup ajoutent à votre paie chaque mois. À côté s'affichent le brut mensuel des heures sup (majorations comprises), la part liée à la seule majoration, et le gain fiscal et social : la somme économisée grâce à la réduction de cotisations salariales et à l'exonération d'impôt. La barre montre la conversion du brut vers le net : la part bleue reste à votre charge en cotisations et impôt.
$$\text{Net supplémentaire = brut HS − cotisations résiduelles − impôt sur la part au-delà du plafond}$$
- brut HS = (8 h max × taux horaire × 1,25) + (heures suivantes × taux horaire × 1,50), par semaine puis mensualisé
- cotisations résiduelles = brut HS × (taux de cotisations salariales − réduction TEPA de 11,31 %)
- exonération d'impôt : brut HS exonéré jusqu'à 7 500 € par an ; au-delà, la part excédentaire est imposée au taux marginal
- taux horaire = salaire brut mensuel ÷ (durée de base × 52 ÷ 12)
Sources : Code du travail art. L3121-27 et suivants, CSS art. L241-17, CGI art. 81 quater, URSSAF (barème 2026).
Comment sont calculées les heures supplémentaires en 2026 ?
Une heure supplémentaire est une heure effectuée au-delà de la durée légale de 35 heures (ou de votre durée de référence). Les 8 premières heures de la semaine sont majorées de 25 %, les suivantes de 50 % : ce sont les taux supplétifs du Code du travail, qu'un accord d'entreprise ou de branche peut relever, sans descendre sous un plancher de 10 %. Le simulateur reconstitue votre taux horaire à partir de votre salaire brut et de votre durée de base, applique la bascule 25 / 50 % semaine par semaine, puis mensualise le résultat.
Pourquoi une heure sup rapporte plus net qu'une heure normale
Deux dispositifs s'ajoutent à la majoration. La réduction de cotisations salariales (loi TEPA, CSS art. L241-17) retire un taux fixe d'environ 11,31 % des cotisations dues sur les heures sup. L'exonération d'impôt sur le revenu (CGI art. 81 quater) rend ces heures non imposables dans la limite de 7 500 € par an. À brut égal, une heure supplémentaire laisse donc plus dans votre poche qu'une heure ordinaire. Au-delà du plafond annuel, la fraction excédentaire redevient imposable à votre taux marginal.
Éléments pris en compte dans le calcul
- Salaire brut mensuel et durée hebdomadaire de base, pour reconstituer le taux horaire
- Heures sup par semaine et bascule automatique 25 % puis 50 %
- Réduction de cotisations salariales (environ 11,31 %)
- Exonération d'impôt sur le revenu plafonnée à 7 500 € par an
- Statut cadre ou non-cadre et effectif de l'entreprise (déduction patronale, à titre indicatif)
- Votre convention collective peut prévoir des majorations plus élevées que les taux légaux.
- L'employeur peut imposer des heures sup dans la limite du contingent annuel (220 heures par défaut) et des durées maximales (10 h/jour, 48 h/semaine).
- Le temps partiel relève des heures complémentaires, et le forfait jours ne génère pas d'heures sup : voir nos simulateurs dédiés.
- Un accord peut remplacer le paiement majoré par un repos compensateur de remplacement.
Questions fréquentes
Comment sont majorées les heures supplémentaires en 2026 ?+
Au-delà de 35 heures par semaine, les 8 premières heures supplémentaires sont majorées de 25 % et les suivantes de 50 %. Ce sont les taux supplétifs du Code du travail (art. L3121-36) : ils s'appliquent à défaut d'accord. Un accord d'entreprise ou de branche peut fixer un taux différent, sans jamais descendre sous un plancher de 10 %. Le décompte se fait à la semaine : si vous faites par exemple 12 heures sup une semaine, 8 sont payées à 25 % et 4 à 50 %.
Les heures supplémentaires sont-elles défiscalisées ?+
Oui, en partie. Depuis 2019, les heures supplémentaires sont exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € net par an (CGI art. 81 quater). Au-delà de ce plafond, la fraction excédentaire est réintégrée dans votre revenu imposable et taxée à votre taux marginal. Elles bénéficient aussi d'une réduction de cotisations salariales d'environ 11,31 %. CSG et CRDS restent dues : l'exonération n'est donc pas totale, mais une heure sup rapporte bien plus net qu'une heure normale.
Une heure supplémentaire rapporte-t-elle plus qu'une heure normale ?+
Oui, pour deux raisons cumulées. D'abord la majoration de salaire (25 % ou 50 %) augmente le brut. Ensuite la réduction de cotisations salariales et l'exonération d'impôt augmentent la part nette conservée : à brut égal, vous gardez une proportion plus élevée d'une heure sup que d'une heure ordinaire. Le simulateur chiffre précisément ce double avantage avec le « gain fiscal et social » affiché à côté du net supplémentaire.
Mon employeur peut-il m'imposer des heures supplémentaires ?+
Oui. Les heures supplémentaires relèvent du pouvoir de direction de l'employeur : vous ne pouvez pas les refuser sans motif légitime. Elles s'imposent toutefois dans la limite du contingent annuel (220 heures par défaut, ou le volume fixé par accord) et dans le respect des durées maximales : 10 heures par jour, 48 heures sur une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Au-delà du contingent, une contrepartie obligatoire en repos s'ajoute à la majoration.
Heures supplémentaires ou repos compensateur : que choisir ?+
Un accord d'entreprise ou de branche peut prévoir le remplacement du paiement majoré par un repos compensateur de remplacement (RCR). Dans ce cas, une heure sup à 25 % ouvre droit à 1 h 15 de repos au lieu d'un paiement. Vous ne touchez pas le supplément en argent, mais vous récupérez du temps. Le choix dépend de vos besoins : trésorerie immédiate contre temps libre. Ce simulateur calcule l'option « paiement majoré » ; pour le forfait jours ou le temps partiel, voir nos simulateurs dédiés.