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★ Mis à jour le 3 juin 2026 · barème 2026

Simulateur congés payés

Congés payés : calculez vos jours acquis et votre indemnité de congés payés selon la règle la plus favorable. Calcul du Code du travail, gratuit.

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Avec notre simulateur de congés payés, calculez le nombre de jours acquis (2,5 jours ouvrables par mois travaillé) et votre indemnité de congés payés, déterminée selon la méthode la plus favorable entre la règle du 1/10 et le maintien de salaire.

Bon à savoir : l'acquisition est plafonnée à 30 jours ouvrables (5 semaines) par an. Votre convention collective peut être plus favorable, et l'employeur retient toujours la méthode d'indemnité la plus avantageuse pour vous.
01Acquisition des congés
Décompte des jours
Ouvrables : 6 jours/semaine, 2,5/mois (max 30). Ouvrés : 5 jours/semaine, 2,08/mois (max 25).
02Indemnité de congés payés

Lire le résultat du simulateur

Le chiffre mis en avant par le simulateur est le nombre de jours de congés acquis sur la période saisie. À côté s'affichent l'indemnité de congés payés correspondant aux jours pris, le montant par jour et la méthode retenue (règle du 1/10 ou maintien de salaire). Comme l'employeur applique toujours la solution la plus favorable au salarié, le calcul des congés payés compare automatiquement les deux méthodes et conserve la plus élevée.

La popup de résultat détaillé montre le détail des deux modes de calcul de l'indemnité, le solde de jours restant après les congés pris, ainsi qu'un rappel des règles d'acquisition, de fractionnement et de l'effet d'un arrêt maladie. Vous pouvez ainsi vérifier ce qui figure sur votre bulletin de paie ou anticiper le solde de votre compteur de congés payés à poser avant la fin de la période de référence.

Comment se calculent les congés payés en 2026 ?

Chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés (article L3141-3 du Code du travail), soit 30 jours ouvrables, c'est-à-dire 5 semaines, pour une année complète. En jours ouvrés (semaine de 5 jours), cela revient à 2,08 jours par mois, soit 25 jours par an. Le nombre de jours obtenu est ensuite arrondi au nombre entier supérieur.

Prenons un exemple pour calculer ses congés payés : un salarié ayant travaillé 5 mois acquiert 5 x 2,5 = 12,5 jours ouvrables. Comme l'arrondi se fait au supérieur, ce solde passe à 13 jours ouvrables. La période de référence court en principe du 1er juin au 31 mai, mais de nombreuses conventions retiennent l'année civile. Pour reconstituer vos bruts mensuels servant de base au calcul, notre simulateur de salaire brut net peut vous aider.

Formule de calcul utilisée :

J=min(2,5×m, 30);I=max(R10, maintien)J = \min(2{,}5 \times m,\ 30) \quad ; \quad I = \max\left(\dfrac{R}{10},\ \text{maintien}\right)

  • J : jours de congés acquis (ouvrables)
  • m : mois de travail effectif
  • I : indemnité de congés payés
  • R : rémunération brute de la période de référence

Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence ?

Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire (le dimanche) et les jours fériés chômés, soit 6 jours par semaine. Les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés dans l'entreprise, en général du lundi au vendredi, soit 5 jours par semaine. Une semaine de congés vaut donc 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés : 30 jours ouvrables et 25 jours ouvrés couvrent la même durée réelle. L'essentiel est de comparer ce qui est comparable et de ne pas mélanger les deux unités sur un même bulletin.

Indemnité de congés payés : 1/10 ou maintien de salaire ?

L'article L3141-24 impose à l'employeur de comparer deux méthodes et de retenir la plus avantageuse. La règle du 1/10 verse 10 % de la rémunération brute de la période de référence, primes et heures supplémentaires comprises. Le maintien de salaire verse ce que vous auriez perçu en continuant à travailler. Lorsque vous avez touché des primes ou des heures supplémentaires sur la période, la règle du 1/10 est souvent plus favorable. C'est le calcul que réalise le simulateur en arrière-plan.

Période de référence et prise des congés

Les congés s'acquièrent sur une période de référence allant du 1er juin au 31 mai, puis se prennent au cours de la période suivante. La période principale de prise s'étend du 1er mai au 31 octobre. L'employeur fixe l'ordre des départs en tenant compte de l'ancienneté, de la situation familiale et de l'activité du conjoint. Au moins 12 jours ouvrables continus doivent pouvoir être posés sur la période principale.

Indemnité compensatrice de congés payés (ICP) à la rupture

Lorsque le contrat prend fin (démission, licenciement, fin de CDD) avant que tous les congés acquis aient été pris, le salarié perçoit une indemnité compensatrice de congés payés, souvent abrégée ICP. Elle correspond au solde de congés payés restant sur votre compteur et se calcule avec les deux mêmes méthodes que l'indemnité classique, la règle du 1/10 et le maintien de salaire, la plus favorable étant retenue. Pour l'estimer, indiquez le nombre de jours déjà pris : le simulateur affiche le solde à indemniser et le montant correspondant, qui figurera sur votre solde de tout compte.

Maladie, maternité et congés payés (règles 2024)

Depuis avril 2024, un arrêt maladie non professionnel ouvre des droits à congés, à hauteur de 2 jours ouvrables par mois, plafonnés à 24 jours par an. Les congés liés à la maternité, à l'adoption ou à un accident du travail restent assimilés à du travail effectif et continuent d'ouvrir des droits normalement. Un arrêt maladie survenant pendant des congés déjà posés ne reporte les jours que si la convention collective le prévoit.

Points de vigilance :
  • Le nombre de jours acquis est toujours arrondi au nombre entier supérieur, jamais à l'inférieur.
  • L'employeur doit retenir la méthode d'indemnité la plus favorable entre le 1/10 et le maintien de salaire, et non celle qu'il préfère.
  • À la rupture du contrat, les congés non pris sont versés sous forme d'indemnité compensatrice de congés payés.
  • Prendre des congés hors période principale (1er mai - 31 octobre) peut ouvrir droit à des jours de fractionnement supplémentaires.
  • L'arrêt maladie non professionnel ouvre 2 jours ouvrables par mois, mais ce droit est plafonné à 24 jours par an.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par an ?+

Une année complète de travail effectif donne droit à 30 jours ouvrables, soit 5 semaines de congés payés. En décompte en jours ouvrés (du lundi au vendredi), cela correspond à 25 jours. L'acquisition se fait à raison de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, plafonnée à 30 jours ouvrables sur la période de référence. Le total est arrondi au nombre entier supérieur.

Comment calculer son solde de congés payés ?+

Votre solde de congés payés est le reliquat qui vous reste : jours acquis moins jours déjà pris. Le simulateur l'affiche automatiquement à partir de vos mois travaillés et des congés posés. Vérifiez ce solde sur votre bulletin de paie et pensez à le poser avant la fin de la période de référence, sinon il est en principe perdu.

Quelle est la différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?+

Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le repos hebdomadaire et les jours fériés chômés, soit 6 jours par semaine. Les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés, en général du lundi au vendredi, soit 5 jours. Une semaine de congés vaut 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés. Ainsi, 30 jours ouvrables et 25 jours ouvrés représentent la même durée réelle de repos.

Comment se calcule l'indemnité de congés payés ?+

L'employeur compare deux méthodes et retient la plus favorable. La règle du 1/10 verse 10 % de la rémunération brute de la période de référence, primes et heures supplémentaires comprises. Le maintien de salaire verse ce que vous auriez gagné en travaillant. Quand vous avez touché des primes ou des heures supplémentaires, la règle du 1/10 est souvent plus avantageuse. Le simulateur effectue cette comparaison automatiquement.

Qu'est-ce que la période de référence des congés payés ?+

La période de référence est la durée pendant laquelle vous acquérez vos droits à congés. Elle court en principe du 1er juin au 31 mai, mais de nombreuses conventions collectives retiennent l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre. Les jours acquis sur cette période se prennent ensuite au cours de la période suivante, dont la partie principale s'étend du 1er mai au 31 octobre.

Comment est calculée l'indemnité compensatrice de congés payés (ICP) ?+

À la fin du contrat (démission, licenciement, fin de CDD), les congés acquis mais non pris ne sont pas perdus : ils sont réglés sous forme d'indemnité compensatrice de congés payés (ICP). Elle se calcule selon la règle la plus favorable entre le 1/10 et le maintien de salaire, à partir du solde de jours restant sur votre compteur. Cette indemnité figure sur le solde de tout compte et s'ajoute aux autres sommes dues au salarié.

Peut-on perdre ses congés payés non pris ?+

En cours de contrat, les congés non pris à la fin de la période de référence sont en principe perdus, sauf report prévu par accord, placement sur un compte épargne-temps, ou impossibilité de les prendre du fait de l'employeur. Un salarié empêché par une maladie ou un congé maternité conserve aussi ses droits. Il est donc conseillé de poser son solde avant l'échéance pour ne rien perdre.

Que se passe-t-il en cas de maladie pendant les congés ?+

Si vous tombez malade pendant des congés déjà posés, les jours ne sont reportés que si votre convention collective le prévoit. En revanche, depuis avril 2024, un arrêt maladie non professionnel ouvre désormais des droits à congés, à hauteur de 2 jours ouvrables par mois, plafonnés à 24 jours par an. Les arrêts liés à un accident du travail ou à la maternité ouvrent des droits comme du travail effectif.

Qu'est-ce que les jours de fractionnement ?+

Lorsqu'une partie du congé principal est prise hors de la période du 1er mai au 31 octobre, le salarié peut bénéficier de jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement. En général, 1 jour supplémentaire est accordé pour 3 à 5 jours posés hors période, et 2 jours au-delà de 6 jours. Ces règles peuvent être adaptées ou supprimées par accord collectif ou avec l'accord du salarié.