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Le chiffre principal correspond à l'impôt total dû au régime optimal, identifié automatiquement entre PFU et option barème. Trois sous-indicateurs précisent la lecture : le régime retenu (PFU 30 % ou barème), l'économie en euros vs l'autre régime, et la plus-value nette qu'il vous restera après imposition. La barre comparative matérialise visuellement les deux options : à un même niveau de plus-value, le régime gagnant peut faire varier l'addition de 10 à 30 %.
La popup « Résultat détaillé » donne la décomposition ligne à ligne du calcul, un comparatif direct PFU vs barème avec IR + PS + plus-value nette pour chaque option, et le barème des abattements durée détention (standard pré-2018 et renforcé dirigeant PME). Le tableau d'abattement permet de visualiser le palier 50 % atteint à 2 ans puis 65 % au-delà de 8 ans, qui rend le barème particulièrement compétitif pour les anciens portefeuilles acquis avant la réforme PFU.
Comment calculer la plus-value mobilière en 2026
Le calcul de la plus-value mobilière démarre par la plus-value brute : prix de cession moins prix d'acquisition pondéré (PMP). Le simulateur compare ensuite les deux régimes fiscaux. Le PFU 30 % s'applique sans abattement : impôt = PV × 30 %. L'option barème IR au TMI + 17,2 % PS peut bénéficier d'un abattement durée détention de 50 % entre 2 et 8 ans ou 65 % au-delà pour les titres acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2018 (CGI 150-0 D 1 ter). Notre simulateur Plus-value mobilière calcule les deux pistes et retient l'optimum.
Exemple chiffré : pour une plus-value brute de 20 000 € sur un titre détenu 8 ans (acquis en 2017) avec un TMI 30 %, le calcul donne pour le PFU 30 % un impôt de 6 000 € (PV nette 14 000 €). Pour l'option barème avec abattement 50 % : IR = 20 000 × 50 % × 30 % = 3 000 € + PS = 20 000 × 17,2 % = 3 440 € − CSG déductible 408 €, soit un total de 6 032 € (à peine plus que le PFU). Le PFU reste compétitif dès TMI 30 %, même avec abattement.
- Impôt : montant total dû au régime fiscal optimal
- PFU : plus-value imposable après imputation moins-values
- α : abattement durée détention (50 % à 2 ans, 65 % à 8 ans pour pré-2018)
- TMI : tranche marginale d'imposition (0 / 11 / 30 / 41 / 45 %)
- PV : plus-value imposable
- C_ded : économie CSG déductible 6,8 % imputable N+1 si option barème
Quand préférer le barème au PFU ?
L'option barème devient avantageuse dans trois situations. Premièrement, à TMI faible (0 % ou 11 %) : l'IR au barème devient inférieur aux 12,8 % du PFU, et le PS reste identique à 17,2 %. Deuxièmement, sur titres pré-2018 avec longue détention (≥ 8 ans) : l'abattement 65 % réduit massivement la base IR. Troisièmement, pour un dirigeant de PME partant à la retraite : l'abattement renforcé 50/65/85 % cumulé avec 500 000 € de fixe peut faire tomber l'IR quasiment à zéro. Le PFU reste la valeur sûre pour les autres profils.
L'imputation des moins-values : un levier sous-utilisé
Les moins-values mobilières non imputées sont reportables sur les 10 années suivantes (CGI 150-0 D 11). Concrètement, une perte de 5 000 € en 2020 peut encore s'imputer sur une plus-value de 2026, ramenant la base imposable à 15 000 € au lieu de 20 000 € pour une plus-value brute de 20 000 €. Documentez systématiquement vos moins-values dans la déclaration 2074-CMV même les années sans plus-value : le report se ferme silencieusement si vous oubliez une déclaration intermédiaire.
- L'option barème est globale et irrévocable pour l'année : elle s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts, plus-values), pas uniquement à la plus-value simulée. Évaluez l'impact total avant de cocher la case 2OP.
- Les titres détenus en PEA bénéficient d'une exonération totale d'IR après 5 ans (seuls 17,2 % de PS restent dus) et ne sont pas couverts par ce simulateur.
- Les stock-options, RSU, BSPCE et actions gratuites suivent des régimes distincts (CGI 80 bis) avec un traitement spécifique du gain d'acquisition et de la plus-value de cession.
- Le calcul officiel intègre le PMP exact des titres détenus en plusieurs lots : tenez un historique précis de chaque achat pour résister à un contrôle fiscal.
Questions fréquentes
Comment se calcule la plus-value mobilière en 2026 ?+
La plus-value brute égale le prix de cession moins le prix d'acquisition pondéré (PMP). On impute ensuite les moins-values nettes reportables des 10 années passées, puis on applique le régime fiscal optimal entre PFU 30 % (par défaut) et option barème IR + 17,2 % PS. Pour les titres acquis avant 2018 sur option barème, un abattement durée de détention de 50 % (2-8 ans) ou 65 % (> 8 ans) s'applique sur la base IR uniquement, pas sur les prélèvements sociaux.
PFU ou barème : que choisir pour ma plus-value ?+
Le PFU 30 % est avantageux dans la majorité des cas, particulièrement à TMI 30 % et plus. L'option barème devient compétitive si votre TMI est faible (0 % ou 11 %) ou si vous détenez des titres acquis avant 2018 avec longue détention (8 ans et plus pour bénéficier de l'abattement 65 %). Attention : l'option barème est globale et s'applique à tous vos revenus mobiliers de l'année. Notre simulateur retient automatiquement le régime le plus favorable.
Comment imputer mes moins-values reportables ?+
Les moins-values nettes non imputées sont reportables sur les 10 années suivantes (CGI 150-0 D 11). Elles s'imputent en priorité sur les plus-values de même nature de l'année. Si vous avez 5 000 € de moins-values reportables et 20 000 € de plus-value, la base imposable tombe à 15 000 €. Documentez chaque année dans la déclaration 2074-CMV même sans plus-value, sinon le report se ferme silencieusement.
Quels sont les abattements pour durée de détention ?+
Deux abattements distincts existent, applicables uniquement sur option barème. L'abattement standard (CGI 150-0 D 1 ter) concerne les titres acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2018 : 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans. L'abattement renforcé (CGI 150-0 D ter) cible les dirigeants de PME partant à la retraite : 50 % entre 1 et 4 ans, 65 % entre 4 et 8 ans, 85 % au-delà de 8 ans, cumulable avec un abattement fixe de 500 000 €. Les PS 17,2 % restent dus sur la plus-value brute sans abattement.
Que faire avec mon PEA pour les plus-values ?+
Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) bénéficie d'un régime fiscal très avantageux : exonération totale d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention, seuls 17,2 % de prélèvements sociaux restent dus sur les plus-values. Aucune déclaration 2074 à effectuer pendant la phase de capitalisation, contrairement au compte-titres ordinaire. Le simulateur Plus-value mobilière s'applique aux titres détenus en CTO (compte-titres ordinaire), pas au PEA qui suit ses propres règles.
Comment se calcule le PMP (prix moyen pondéré) ?+
Le PMP est la moyenne pondérée des prix d'acquisition de vos titres : PMP = somme (prix × quantité) / somme des quantités. Si vous avez acheté 100 actions à 50 € puis 200 actions à 60 €, le PMP vaut (100×50 + 200×60)/300 = 56,67 €. Ce PMP devient le prix d'acquisition retenu pour le calcul de la plus-value, quelle que soit la quantité cédée. Tenez un historique précis des opérations pour le justifier en cas de contrôle fiscal.
Les frais de courtage sont-ils déductibles ?+
Oui, les frais d'acquisition (courtage à l'achat) augmentent le prix d'acquisition retenu, et les frais de cession (courtage à la vente) diminuent le prix de cession. Sur une opération de 20 000 € avec 30 € de frais de courtage à l'achat et 30 € à la vente, la plus-value imposable est réduite de 60 €. Pour les ETF et trackers, vérifiez aussi les éventuels droits de garde annuels qui ne sont pas déductibles dans ce calcul mais réduisent votre rendement réel.