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Le chiffre principal correspond aux droits de succession à régler sur votre part. À côté s'affichent votre héritage net (votre part moins les droits), l'abattement utilisé (la fraction exonérée) et le taux effectif rapporté à votre part. La barre montre la répartition entre la part exonérée et la part taxée au barème.
$$\text{Droits = barème progressif (part reçue − abattement)}$$
- part reçue = actif net successoral × quote-part de l'héritier
- abattement de lien = abattement de parenté − donations des 15 dernières années (100 000 € enfant, 15 932 € frère/sœur, 7 967 € neveu, 1 594 € petit-enfant)
- exonération totale : conjoint et partenaire de PACS (CGI 796-0 bis), frère/sœur sous conditions (796-0 ter)
- abattement handicap : 159 325 €, cumulable
Sources : CGI art. 777 (barème), 779 (abattements), 796-0 bis et 796-0 ter (exonérations).
Comment se calculent les droits de succession en 2026 ?
Le calcul se fait héritier par héritier, sur sa part nette de l'actif successoral (le patrimoine du défunt diminué de ses dettes). On retire d'abord l'abattement de lien de parenté : 100 000 € par enfant ou ascendant, 15 932 € entre frères et sœurs, 7 967 € pour un neveu ou une nièce, 1 594 € seulement pour un petit-enfant, rien pour un tiers. Le solde, la base taxable, est soumis au barème progressif propre au lien : de 5 % à 45 % en ligne directe, 35 puis 45 % entre frères et sœurs, 55 % pour les neveux et nièces, 60 % pour un tiers.
Qui est exonéré de droits de succession ?
Depuis 2007, le conjoint survivant et le partenaire de PACS ne paient aucun droit de succession, quel que soit le montant transmis (CGI 796-0 bis). Un frère ou une sœur peut aussi être exonéré sous trois conditions cumulatives : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé, avoir plus de 50 ans ou être infirme, et avoir vécu avec le défunt durant les cinq années précédant le décès. Une personne en situation de handicap bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 €, cumulable avec l'abattement de lien.
Éléments pris en compte dans le calcul
- Actif net successoral et part reçue par l'héritier
- Lien de parenté entre le défunt et l'héritier (abattement et barème)
- Donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans
- Exonération du conjoint, du partenaire de PACS et, sous conditions, du frère ou de la sœur
- Abattement handicap, cumulable
- Entre frères et sœurs le taux atteint vite 45 %, un neveu est taxé à 55 % et un concubin (non marié, non pacsé) à 60 %.
- L'assurance-vie est transmise hors succession, avec une fiscalité propre (abattement de 152 500 € par bénéficiaire).
- Anticiper avec des donations ou un pacte Dutreil réduit fortement les droits.
- Les frais de notaire s'ajoutent aux droits : voir notre simulateur de frais de succession.
Questions fréquentes
Quels sont les abattements sur les successions en 2026 ?+
L'abattement dépend du lien de parenté avec le défunt : 100 000 € pour un enfant (ou un parent), 15 932 € entre frères et sœurs, 7 967 € pour un neveu ou une nièce, et seulement 1 594 € pour un petit-enfant (sauf représentation d'un parent décédé). Un tiers (concubin, ami) n'a aucun abattement. Une personne en situation de handicap bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 €, cumulable. Attention : ces abattements de succession sont distincts de ceux applicables aux donations.
Le conjoint paie-t-il des droits de succession ?+
Non. Depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint survivant marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant hérité (CGI art. 796-0 bis). En revanche, un simple concubin, qui n'a aucun lien juridique reconnu, est traité comme un tiers et taxé à 60 % après un abattement nul : c'est l'une des principales raisons de se marier ou se pacser pour protéger son partenaire.
Comment sont calculés les droits entre frères et sœurs ?+
Après un abattement de 15 932 €, la part taxable d'un frère ou d'une sœur est soumise à un barème à deux tranches : 35 % jusqu'à 24 430 € puis 45 % au-delà. Une exonération totale existe toutefois (CGI 796-0 ter) pour un frère ou une sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé, âgé de plus de 50 ans ou infirme, et ayant vécu avec le défunt durant les cinq années précédant le décès. Hors de ces conditions, les droits restent élevés.
Comment réduire les droits de succession ?+
Plusieurs leviers existent, à activer du vivant. Les donations bénéficient d'abattements renouvelables tous les 15 ans, indépendants de ceux de la succession : donner tôt et régulièrement transmet beaucoup en franchise. Le démembrement (donner la nue-propriété en gardant l'usufruit) réduit la base taxable. L'assurance-vie transmet des capitaux hors succession avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Enfin, le pacte Dutreil exonère 75 % de la valeur d'une entreprise transmise.
Les frais de notaire s'ajoutent-ils aux droits ?+
Oui, ce sont deux coûts distincts. Les droits de succession sont l'impôt versé au Trésor public, calculés sur la part nette de chaque héritier après abattement. Les frais de notaire (émoluments, débours, taxes) rémunèrent l'acte et sont calculés sur l'actif brut de la succession, selon un barème réglementé. Pour une vision complète du coût d'une succession, il faut additionner les deux : utilisez aussi notre simulateur de frais de succession dédié.