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Le chiffre principal correspond à votre revenu net annuel après tous les prélèvements : URSSAF, contribution formation, IR (barème ou VFL) et CFE. Trois indicateurs précisent la lecture : le net mensuel équivalent, le taux global de prélèvements (part du CA captée par l'État) et la marge restante avant d'atteindre votre plafond micro. La barre de répartition matérialise visuellement ce qui revient à vous, à l'URSSAF, à l'IR et à la CFE.
La popup « Résultat détaillé » donne la décomposition ligne à ligne, un tableau de 5 paliers de CA pour anticiper les effets de seuil, un comparatif des 4 régimes d'activité (vente, services BIC, BNC, libéral CIPAV) et le statut TVA. C'est la lecture qui permet de décider : rester en micro, basculer en société, opter pour le VFL ou demander l'ACRE.
Comment fonctionne la micro-entreprise en 2026
Le régime micro est un régime social et fiscal simplifié : vous payez vos cotisations URSSAF par déclaration mensuelle ou trimestrielle, en pourcentage du CA encaissé. Les taux 2026 sont de 12,3 % pour la vente (BIC marchandises), 21,2 % pour les services BIC, 24,6 % pour les BNC non réglementés et 23,2 % pour les libéraux CIPAV. Une Contribution Formation Professionnelle (0,1 à 0,3 %) s'ajoute. Côté fiscal, un abattement forfaitaire (71 / 50 / 34 % selon activité) tient lieu de déduction de frais : pas de comptabilité analytique, pas de bilan.
Exemple chiffré : pour 35 000 € de CA en BNC sans ACRE, parts foyer 1, autres revenus 0 : URSSAF 24,6 % = 8 610 €, CFP 0,2 % = 70 €, abattement micro 34 % = 11 900 €, bénéfice imposable 23 100 €, IR au barème (sur 1 part) ≈ 1 273 €, CFE estimée ≈ 387 €. Net annuel ≈ 24 660 €, soit 2 055 € net par mois et 29,5 % de taux global de prélèvements.
$$\text{Net = CA − URSSAF − CFP − IR (barème ou VFL) − CFE}$$
$$\text{URSSAF = CA × Taux activité × (1 − ACRE)}$$
$$\text{Bénéfice imposable = CA − Abattement forfaitaire}$$
Taux URSSAF 2026 : 12,3 % vente / 21,2 % services BIC / 24,6 % BNC / 23,2 % CIPAV. Abattements : 71 / 50 / 34 %.
Quand opter pour le versement libératoire (VFL) ?
Le VFL (CGI art. 151-0 A) solde votre IR en réglant un pourcentage fixe sur le CA : 1 % vente, 1,7 % services BIC, 2,2 % BNC. Il est éligible si votre RFR N-2 par part est inférieur à 28 797 € en 2026. Le calcul d'opportunité est simple : si votre TMI est supérieure au taux VFL, l'option est avantageuse. À TMI 30 % avec 30 000 € de CA BNC, le VFL coûte 660 € contre 2 040 € au barème (économie 1 380 €). À TMI 0 %, le VFL devient un impôt indu : vous payez sans devoir.
Pourquoi sortir du micro avant le plafond ?
Le régime micro a deux limites structurelles. La première est l'abattement forfaitaire : si vos charges réelles dépassent 34 % du CA (BNC), 50 % (services) ou 71 % (vente), le régime réel devient mécaniquement plus avantageux car vous déduisez les vrais frais. La seconde est le plafond CA (203 100 € vente / 83 600 € services en 2026-2028) : son dépassement deux années consécutives entraîne la bascule au régime réel en N+2, avec obligation comptable et perte de la franchise TVA. Préparez la bascule en SASU ou EURL au moins 12 mois à l'avance.
- Les nouveaux plafonds 2026-2028 sont de 203 100 € pour la vente et 83 600 € pour les services BIC et BNC, relevés depuis février 2026.
- L'ACRE 1ʳᵉ année est ramenée de 50 % à 25 % de réduction au 2ᵉ semestre 2026 : demandez-la dès votre déclaration de création pour bénéficier des 50 % pendant 6 mois.
- La franchise TVA cesse au mois de dépassement du seuil majoré (93 500 € vente / 41 250 € services), pas à l'année N+1.
- La CFE est exonérée l'année de création et si CA ≤ 5 000 €. Au-delà, elle dépend de la commune : 243 € minimum, 530 € en moyenne nationale.
- Le VFL et l'option pour le régime réel se déclarent avant le 30 septembre N-1 sur impots.gouv.fr.
Questions fréquentes
Quels sont les taux URSSAF en micro-entreprise en 2026 ?+
Les taux URSSAF AE 2026 sont de 12,3 % pour la vente de marchandises et l'hébergement, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 24,6 % pour les BNC non réglementés et 23,2 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV. Une Contribution Formation Professionnelle (CFP) de 0,1 à 0,3 % s'ajoute selon l'activité. Ces taux libératoires couvrent maladie, retraite, allocations familiales et CSG/CRDS, sans régularisation N+1 contrairement au TNS classique.
Quels sont les nouveaux plafonds de la micro-entreprise en 2026 ?+
Pour la période 2026-2028, le plafond annuel de chiffre d'affaires est porté à 203 100 € pour la vente de marchandises et hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services BIC et BNC. Le dépassement pendant deux années civiles consécutives entraîne la bascule au régime réel l'année N+2. Anticipez votre passage en société (SASU, EURL) dès que vous atteignez 75 % du plafond, le temps de monter la structure et de basculer proprement.
Versement libératoire ou barème : que choisir ?+
Le versement libératoire (1 % vente, 1,7 % services BIC, 2,2 % BNC) est avantageux quand votre TMI dépasse ces taux : à TMI 11 % sur dividendes ou autres revenus, le VFL devient gagnant. Il est éligible si votre RFR N-2 par part ≤ 28 797 € en 2026. À TMI 0 % (non imposable), le VFL devient un impôt indu : vous payez sans devoir. Notre simulateur compare les deux et identifie le régime optimal selon votre situation foyer.
Quelles sont les seuils de franchise TVA en 2026 ?+
La franchise en base TVA (CGI 293 B) s'applique sous 85 000 € pour la vente et 37 500 € pour les services BIC et BNC. Une zone de tolérance existe jusqu'à 93 500 € vente et 41 250 € services : la franchise est maintenue cette année, mais la 2ᵉ année consécutive en tolérance déclenche l'assujettissement TVA. En cas de dépassement du seuil majoré en cours d'année, vous devez facturer la TVA dès le 1ᵉʳ jour du mois de dépassement.
Comment fonctionne l'ACRE en 2026 ?+
L'ACRE (CSS L5141-1) accorde une exonération de cotisations sociales la 1ʳᵉ année d'activité, sous conditions de ressources. Le taux d'exonération est de 50 % jusqu'au 30 juin 2026, puis de 25 % à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 suite à la réforme LFSS 2026. La demande doit être faite à l'URSSAF dans les 45 jours suivant la création, sur le formulaire ACRE-AE disponible sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Au-delà, l'aide est perdue.
Quand basculer du micro au régime réel ?+
Trois signaux justifient la bascule au régime réel : vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (34 % BNC, 50 % services, 71 % vente), votre CA approche le plafond micro (75 % et plus), ou vous voulez optimiser la fiscalité via amortissements et dividendes. Le passage en SASU/EURL implique une comptabilité complète, un compte bancaire dédié, un comptable (1 200 à 2 500 € HT/an) mais ouvre l'optimisation rémunération + dividendes (PFU 31,4 % en 2026).
La CFE est-elle due dès la première année ?+
Non, la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est exonérée l'année de création (CGI 1478), puis due dès l'année suivante. Elle est également exonérée si votre CA annuel reste inférieur à 5 000 €. Le montant dépend de votre commune d'exercice : 243 € minimum à 530 € en moyenne nationale, mais peut atteindre 1 500 € dans les zones tendues. Notre simulateur estime à la moyenne nationale, vérifiez le montant exact sur votre avis CFE de novembre.
Comment déclarer mon chiffre d'affaires en micro-entreprise ?+
La déclaration de CA se fait sur autoentrepreneur.urssaf.fr, mensuellement ou trimestriellement selon votre choix initial. Vous déclarez le CA HT encaissé sur la période, le simulateur URSSAF calcule automatiquement les cotisations à payer. Le règlement se fait par prélèvement SEPA, carte bancaire ou virement. Une déclaration à zéro est obligatoire même en l'absence de CA, sous peine de 51 € de pénalité par déclaration manquante.