Simulons.fr
★ Mis à jour le 29 septembre 2026 · barème 2026

Simulateur de négociation de salaire

Simulateur de négociation de salaire : calculez le gain net d'une augmentation, sa valeur après inflation et son coût employeur. Simulation gratuite, mise à jour pour 2026, sans inscription.

3 min + 10k ce mois 100 % anonyme ★ 4,8 / 5

Chiffrez votre demande d'augmentation avant l'entretien avec votre employeur. Le simulateur traduit la hausse de brut en gain net mensuel et annuel, retire l'inflation mesurée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et estime le coût pour l'entreprise. Il situe aussi votre futur salaire par rapport aux repères INSEE du secteur privé.

01Votre situation
Votre catégorie professionnelleCatégorie socioprofessionnelle de l'INSEE. Elle fixe le taux moyen de cotisations salariales (cadre ou non-cadre) et le repère de salaire moyen utilisé pour situer votre demande.
Technicien, agent de maîtrise, fonctions intermédiaires : en moyenne 22 % de cotisations.
02Votre salaire et votre demande
Unité du salaire
Salaire brut de base d'un mois, hors primes exceptionnelles.
Je raisonne
Soit 112 € brut par mois.
03Hypothèses de calcul
Nombre de mois de salaire
La hausse du brut mensuel s'applique aussi aux mois de prime calculés sur le salaire de base.

Comment est calculée une augmentation de salaire ?

Une augmentation se négocie en brut, mais se vit en net : Gain net = Hausse du brut × (1 − taux de cotisations salariales). Trois éléments décident de sa vraie valeur.

Du brut au net, environ un quart en moins

Les cotisations salariales représentent en moyenne 22 % du brut pour un non-cadre et 25 % pour un cadre, selon votre convention et votre mutuelle. Une hausse de 112 € brut par mois se traduit donc par environ 87 € net. Pour le détail de votre bulletin, utilisez le simulateur de salaire brut en net.

L'inflation, le vrai juge de la hausse

Les prix ont augmenté de 2,4 % sur un an en août 2026, selon l'INSEE. Une hausse de 1 % du salaire fait donc perdre environ 1,4 % de pouvoir d'achat. Le seuil à viser pour ne rien perdre est la hausse égale à l'inflation.

Les repères INSEE, et le piège de la moyenne

En 2024, la moitié des salariés du privé gagnaient moins de 2 190 € net par mois en équivalent temps plein, et 9 sur 10 moins de 4 334 €. Le salaire moyen, 2 733 €, est tiré vers le haut par les plus hauts revenus. Comparer votre salaire à la moyenne vous fait donc croire, à tort, que vous êtes sous-payé.

Formule de calcul utilisée :

G=H×(1−c),r=1+a1+i−1G = H \times (1 - c) \quad,\quad r = \dfrac{1 + a}{1 + i} - 1

  • G : gain net mensuel
  • H : hausse du brut mensuel
  • c : taux moyen de cotisations salariales
  • r : hausse réelle
  • a : hausse en %
  • i : inflation sur un an

Comment optimiser votre négociation de salaire ?

Demander au moins l'inflation, plus un argument

Sur un salaire de 2 800 € brut, compenser 2,4 % d'inflation demande 67 € brut par mois. Au-delà, chaque point supplémentaire rapporte environ 22 € net par mois. Mais ce point coûte environ 444 € par an à l'employeur, qui attendra des missions ou des résultats en face.

Faire reconnaître votre expérience par un diplôme

Une certification obtenue par la validation des acquis de l'expérience (VAE) formalise des compétences que vous exercez déjà. Mais le parcours demande la rédaction d'un dossier et un passage devant un jury.

Monter en compétences avec le CPF

Une formation payée avec votre Compte Personnel de Formation (CPF) peut justifier une hausse liée à de nouvelles missions. Mais une participation de 150 € reste à votre charge, sauf abondement de l'employeur.

Retrouvez les autres simulateurs sur la paie et le contrat de travail dans la rubrique droit du travail.

Une hausse en pourcentage augmente votre net, mais augmente plus fortement le coût pour l'employeur. Sur 2 800 € brut, 4 % rapportent 1 044 € net par an et coûtent environ 1 776 € par an à l'entreprise, cotisations patronales comprises.

Questions fréquentes

Comment fixer sa demande d'augmentation de salaire ?+

Partez de l'inflation, 2,4 % sur un an en août 2026 selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) : c'est le minimum pour garder votre pouvoir d'achat. Ajoutez ensuite ce que justifient vos nouvelles missions ou vos résultats. À titre de repère, le salaire net moyen du privé a progressé de 2,8 % en 2024 (INSEE).

Quel choix entre une augmentation de salaire et une prime ?+

Une hausse du brut se retrouve chaque mois et sur un éventuel 13e mois. Une prime ponctuelle n'est versée qu'une fois. Sur 2 800 € brut, 4 % de hausse rapportent environ 1 044 € net par an, chaque année. Une prime de même montant ne se répète pas l'année suivante.

Comment optimiser sa négociation de salaire ?+

Chiffrez votre demande en net et en réel, appuyez-la sur des faits et choisissez le bon moment. Dans les entreprises dotées d'un délégué syndical, les salaires font l'objet d'une négociation annuelle obligatoire (Code du travail, art. L2242-1). Une certification obtenue par la validation des acquis de l'expérience (VAE) ou une formation peut aussi renforcer votre dossier.

Quel est le piège classique d'une négociation de salaire ?+

Raisonner en brut et en nominal. Une hausse de 1 % sur 2 800 € brut ne rapporte qu'environ 22 € net par mois et, avec 2,4 % d'inflation, elle fait perdre du pouvoir d'achat. L'autre piège est de se comparer au salaire moyen (2 733 € net selon l'INSEE), plus élevé que le salaire médian (2 190 €).

Quel est le salaire médian en France ?+

Dans le secteur privé, le salaire médian était de 2 190 € net par mois en équivalent temps plein en 2024 : la moitié des salariés gagnaient moins. Un salarié sur dix touchait moins de 1 492 € et un sur dix plus de 4 334 €, selon l'INSEE.

L'employeur est-il obligé d'augmenter les salaires ?+

Non, sauf pour respecter le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), fixé à 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026, et les minima de votre convention collective. La négociation annuelle obligatoire impose de négocier, pas de conclure une hausse (Code du travail, art. L2242-1).